Retrosun Pixel game

Voici un texte de présentation sur un livre intitulé « comment créer des personnages inoubliables » par Linda Seger, après une petite lecture je me permets de partager avec vous certains points très intéressants, n’hésitez pas à acheter le livre car il fournit des informations très pointus sur la création d’un personnage. Il est plutôt accès sur la création de personnage dans le cadre de la production d’un film, mais quel que soit votre projet, ou si comme pour moi vous avez pour objectif de créer votre propre RPG (Rôle Playing Game), avec le développement d’une histoire et de personnage, cet article et ce livre pourront vous intéresser.

Les questions que l’on peut se poser pour renforcer son personnage :

Quelle est la culture de mon personnage ?  Est-ce que je comprends ce qui s’y rattache ? (Habitudes, croyances et attitudes)

Est-ce que je connais des gens ayant cette culture ? Ai-je rencontré plus de 2 personnes (de cette culture) pour éviter de créer un stéréotype.

Est-ce que je connais leurs professions ? Quel jargon s’y rattache ?

Si mes personnages évoluent dans une zone géographique précise, est-ce que j’ai pris le temps de visiter ce lieu ? est-ce qu’il y a des différences notables avec l’endroit ou je vis ?

Si mon histoire se passe à une autre époque, suis-je suffisamment documenté sur la période ?

Les Paradoxes

« La nature humaine est plus qu’un assemblage de caractéristiques cohérentes, les gens sont également paradoxaux et imprévisibles ». Ils nous surprennent souvent et on s’en rend généralement compte au bout d’un certain temps. Certains détails vont même participer à rendre une personne charismatique. Ils sont ainsi la clé de personnages fictionnels uniques.

L’ajout de détails

Si vous donnez à votre personnage une vie émotionnelle, des valeurs et une attitude particulière, il sera multi-dimensionné, mais vous pouvez également lui ajouter des détails :

  • Le comportement
  • Des tics de langages
  • Des habitudes originales
  • Un objet extravagant

Que révéler du passé du personnage ?

« Beaucoup d’auteurs font l’erreur d’inclure trop d’indications sur le passé (flashback, voix off, séquence de rêves) » Ce dont nous avons besoin (le spectateur ou le joueur qui utilisera votre jeu-vidéo) c’est de voir comment le personnage réagit aujourd’hui, et sentir que l’auteur sait pourquoi il réagit de cette manière. C’est la fameuse métaphore de l’iceberg, en effet, 90% du passé n’a pas besoin de se trouver dans le scenario, le passé doit émerger par petites touches subtiles.

Les différents types de personnalités

  • Sensitif : Comme son nom l’indique, Il fait l’expérience de la vie par les sens. Il est en phase avec son environnement : couleurs, odeurs, formes, goûts.
  • Réflexif : A l’opposé, il réfléchit aux situations, il conceptualise le problème et il tente d’y apporter des solutions. Il est logique, objectif et méthodique.
  • Émotif : Il a le sens du contact, attentionné, sympathique, chaleureux, sentiments visibles et accessibles.
  • Intuitif : Tourné vers l’avenir, rêveur, il a des visions originales, des perspectives, des idées. L’intuitif est souvent entrepreneur, inventeur, artiste, braqueur, joueur,…
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Attention, ces catégories ne sont jamais uniques, la plupart des gens ont deux catégories dominantes et deux sous-dominantes (fantôme)

Quelles situations peuvent faire appel au passé ?

« Si le personnage passe par des changements radicaux, les indications sur le passé vont permettre de clarifier les actions comme les décisions. » Les transitions dans la vie ne viennent pas de nulle part, elles sont motivées par des évènements antérieurs. Si un personnage doit faire quelque chose d’inhabituelle, peu crédible ou trop éloigné de son personnage, le passé sera alors utile pour justifier ce comportement.

Relation entre les personnages

Les personnages existent rarement seuls, ils sont en relation avec d’autres individus. Les duos ont ainsi pris une place importante dans les fictions et les films, cela introduit une chimie originale, créant un nouvel individu, une nouvelle entité.

  • Attraction : Les personnages ont quelque chose en commun qui les lient, il y a ainsi une forme d’attraction.
  • Point de conflit : Elément permettant de séparer les personnages.
  • Caractéristiques contrastées : leurs personnalités s’opposent et cela engendre de nouveaux conflits, l’opposition renforce ainsi les personnages.

Les personnages ont la capacité de se transformer les uns les autres.

La fonction du personnage secondaire :

Un personnage secondaire peut avoir plusieurs rôles dans l’histoire :

-Définir le rôle du protagoniste.

-Fournir le thème de l’histoire.

-Aider à faire progresser l’action.

La création du méchant

Par définition le méchant est un personnage antagoniste. « Des antagonistes ne seront pas réellement des méchants lorsqu’ils ne s’opposent pas au protagoniste pour des motifs condamnables mais parce que c’est leurs fonctions dans le récit ».

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Les stéréotypes du méchant :

  • Ils portent des chapeaux noirs.
  • Ils sont aux commandes de jets privés
  • Ils commettent des crimes contre l’humanité
  • Ils parsèment d’embuches la route des gentils.

Ce que l’on peut cependant constater c’est que le profil du méchant est aussi généralement associé à des actions tel que le vol, tuer, meurtre, trahison, …

Pour terminer les raisons de leurs actes diaboliques sont rarement expliquées.

Il est cependant possible d’avoir un personnage de méchant plus dimensionné :

Il faut s’interroger sur les raisons de leurs actes (explorer son passé, les facteurs sociaux et personnels ayant engendré des caractéristiques négatives)

Il faut également reconnaitre que personne n’est foncièrement mauvais, il faut arrondir le personnage et lui trouver des bons côtés en lui faisant éprouver des sentiments comme la crainte, la frustration, la colère, la rage, l’envie.

La plupart des analyses faites sur les crimes violents révèle un « méchant victime ». Personne n’est méchant à ses propres yeux et personne ne croit faire le mal. Pour certains méchants, leurs causes est plus noble qu’importe les moyens pour y arriver. Ainsi ils peuvent ne pas être conscient de ce qu’ils font.

Le dialogue

« Le dialogue est la clé de l’écriture théâtrale, mais il est également essentiel dans tous les autres travaux d’écritures ».

Ai-je caractérisé mes personnages ? (Rythme de leurs phrases, accent, longueur des répliques)

Le dialogue est-il suffisamment conflictuel ?

Met il en contraste l’attitude des personnages ?

Mes dialogues contiennent ils du sous texte ?

Grace au dialogue, est ce que je peux réussir à deviner la culture, l’ethnie, le niveau d’éducation ou l’âge de mes personnages ? Sans voir les noms, est ce qu’on comprend bien que nos personnages sont en train de converser ?

Stéréotypes

  1. Les personnages non stéréotypés sont multi-dimensionnés . A l’inverse un personnage stéréotypé est unidimensionnel et soit sexy, soit violent, soit gourmands ou manipulateur. A l’inverse les multidimensionnels ont des valeurs, des émotions, des attitudes, des paradoxes. L’objectif est donc d’humaniser les personnages en montrant la profondeur de leurs personnalitées.
  2. Les personnages non stéréotypés doivent se trouver dans une variété de rôles sociaux et privés, ainsi que de contextes différents. A l’inverse les personnages stéréotypés sont souvent cantonnés à des rôles et contexte limités.
  3. Les personnages doivent rendre compte des âges, classes socio-économiques, apparence-physique, professions qu’ont peut rencontrer dans une société.
  4. Les personnages non stéréotypés ont une influence sur l’histoire par leurs attitudes face aux événements, leurs comportements et objectifs personnels.
  5. Les personnages non stéréotypés sont le reflet de leurs cultures et ils fournissent de nouvelles connaissances et de nouveaux modèles de rôle grâce à leurs bagages culturels propres.
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